Festival Eternal Tour
Festival de rencontres entre artistes et chercheurs
Website et iconographie, Jérusalem/Ramallah : 2010
Codirection artistique et direction de production, USA : 2011
Réalisation du film Any Where Out (15’)
Codirection artistique et coordination de production, Genève : 2012


Aux sources d’Eternal Tour :
« droit de visite » et
« cosmopolitisme »


De 2008 à 2012, l’association Eternal Tour a voyagé. Ses déplacements ont été géographiques et ont impliqué des vraies caravanes, terrestres, maritimes et aériennes, (Rome 2008, Neuchâtel 2009, Jérusalem 2010, Las Vegas 2011, Sao Paulo 2012 et Genève 2012). En parallèle, ces mouvements ont eu des répercussions aussi à l’échelle intime, comme des vrilles dans le vaste tour en marche, à l’intérieur des sujets, dans le choix des mots et des dispositifs.

Est-il concevable de voyager sans changer ?

S’il fallait énoncer, en un mot, le fil directeur du festival, il s’agirait de questionner le « cosmopolitisme » à l’heure de la globalisation des échanges et des réseaux. C’est au sein de la question de l’héritage des Lumières et, en particulier celle du « droit de visite » et du « cosmopolitisme » que s’inscrit Eternal Tour. Force est de constater que non seulement l’héritage des Lumières a été mis à mal durant le 20e siècle mais que, de plus, les « droits de l’homme » ont été conçus et calqués sur ceux du citoyen, excluant, du même coup, tous les autres acteurs sociaux en général, et les femmes en particulier. L’universalité des droits semble, ainsi, une forme de totalitarisme, dès lors que l’universel est conçu à partir du modèle restrictif du citoyen blanc dont la valeur est indexée en termes de pouvoir d’achat.

Réunissant des artistes et des chercheurs de divers horizons durant un programme annuel intensif, le Festival Eternal Tour a eu pour objectif de mener une réflexion théorique générale sur ce qui relève de l’individu et/ou du groupe, de l’humain et de la culture géographique ou religieuse, pour se frayer un chemin entre relativisme culturel et universalisme, mais aussi entre essentialisme et existentialisme.

Donatella Bernardi and Noémie Etienne, fondatrices.



At the sources of Eternal Tour :
« Right to Visit » and
« Cosmopolitism »


From 2008 to 2012, Eternal Tour Association has been travelling. Its movements were geographical and implied real caravans: terrestrial, maritime as well as areal (Rome 2008, Neuchâtel 2009, Jerusalem 2010, Las Vegas 2011, Sao Paulo 2012 and Geneva 2012). These movements had unexpected repercussions on the intimate scale, intricacies in the course of an ongoing tour, within subjects, choices of words and disposals.

Is it only conceivable to travel without changing?

If one had to present, in a few words, the leitmotiv of the festival, it would be the questioning of cosmopolitism at the time of globalization, exchanges and networks. Eternal Tour positions itself by questioning the inheritance of the Enlightenment and, in particular, the questions of the “ Right to Visit” and “Cosmopolitism”. Yet, one observes that not only has the Enlightenment’s legacy been undermined throughout the 20th century, but that “human rights” have been conceived and modeled according to citizen’s rights, excluding at the same time, all other social actors in general, and women in particular. Universality of rights thus appears to be a form of totalitarianism since the “universal” has been conceived from the very restrictive model of the white citizen, who’s values are indexed in terms of economical power.

By confronting artists and academics from local and international horizons in an intensive yearly program, Eternal Tour Festival aimed to pursue a theoretical general reflexion on what relates to individuals and/or groups, human beings, geographical or religious culture, in order to open a path between cultural relativism and universalism, and also between essentialism and existentialism.


Donatella Bernardi and Noémie Etienne, founders.



Las Vegas, 2011


© Christian Lutz





Any Where Out (15’)

Court métrage librement inspiré par la pièce «Deserting Las Vegas»,
un opéra contemporain en tournée de New York à Las Vegas (voir ci-après)
En collaboration avec Marc Ruchmann, designer son (2012).


Les images sur les sons
un mirage
des corps scintillants
dans Las Vegas déserte :
fragments d'un voyage
où se collent sous la langue
et se mêlent à la route avalée
nos pensées dansées.




Deserting Las Vegas
Performance chantée, parlée et dansée en un prologue et quatre actes pour six performers
Sung, talked, danced performance, in one prologue and four acts, for six performers



PROLOGUE

Communiqué de presse




Jérusalem / Ramallah, 2010